Retrouvez ici la suite de l’interview de Christian Aubart président du Medef Béarn et Soule parue dans le dernier numéro de Dynamiques.
- Un an après le crash boursier, quel regard le Medef porte-t-il sur les entreprises du territoire ?
Depuis un an nous nous posons la question de savoir si ça va mieux, si ça va moins bien, si les choses se dégradent ou si, au contraire, on voit des petites lueurs. On cherche souvent à rendre optimiste les plus pessimistes et à mesurer l’enthousiasme des plus optimistes. Il apparaît que les deux ont raisons. L’économie, ça se vit et puis, l’économie ça se mesure. Actuellement dans les entreprises, vous constatez que votre carnet de commandes est à un niveau bas comme jamais, que la trésorerie est très tendue. Vous incitez les équipes à avoir une approche différente et vous êtes inquiet en pensant à ce qui va se passer à la rentrée. C’est ce que nous vivons tous. Et puis dans l’économie, il y aussi ce qu’on mesure, ce que les indicateurs permettent de repérer. De ce point de vue, des choses sont un peu rassurantes. La chute de la croissance est au minimum en train de se ralentir. Mais ça, c’est vraiment pour l’horizon.
- Quels sont les actions concrètes qui ont été mises en place pour soutenir les chefs d'entreprises ?
Nous tenons à saluer la détermination des Pouvoirs Publics face à cette situation, et nous continuerons à nous tenir aux côtés des services de l’Etat, Préfecture en tête. Le Medef a été dans les premiers à réagir à cette situation complexe en militant pour la création d’une cellule de soutien notamment avec les Branches professionnelles qui font un travail de terrain sensible. L'objectif n'est pas de résoudre les problèmes à la place du chef d'entreprise mais de contribuer à trouver des solutions. Nous offrons aux dirigeants d'entreprise, souvent très seuls, un point d'entrée pour les écouter. L’isolement du chef d’entreprise n’est pas un vain mot. C’est pour cette raison également que nous multiplions les rencontres entre adhérents, par des « Diners rencontres » qui connaissent un franc succès.
- Un message à l'attention des chefs d'entreprises: l'intérêt pour eux de devenir adhérents du MEDEF ?
L’adhésion peut relever de différentes motivations : une aide, un combat contre l’isolement, une action de lobbying, une volonté de participer à différentes instances patronales, ou encore à des projets sociétaux. Mais avant tout, l’adhésion au Medef est un acte de militantisme. Plus les chefs d’entreprise nous rejoindront, plus ils seront écoutés.
Le vieux précepte « l’union fait la force » tient encore tout son sens et il est important de pouvoir s’appuyer sur le premier réseau de France : le Medef.
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